En dehors du haras

J’ai passé une journée extra ! …et en dehors du haras ! Même si de ne pas avoir dis bonjour à mes chevaux préférés, me manque un peu… c’était très chouette ! Ce matin Fanny est venue me prendre et nous sommes allées chercher sa carte professionnelle au département du sport et jeunesse. Déjà on a bien rit, vu que nous avons toutes les deux le même sens d’orientation ! Là-bas nous avons eu un très bon accueil, après avoir tourné 4 fois pour trouver une place !  

Nous avons profité surtout de ce moment puis au repas, pour mettre sur papier, ses idées, ce qu’elle avait envie de faire et comment elle envisageait de travailler ; les dépenses, le matériel, le nombre et la sorte de chevaux et poneys nécessaires, sa paye bien sur . Il y a pleins de choses qui apparaissent quand on en parle à deux, comme de penser aussi aux endroits de rangements, les selleries, le nombre de box, prés et paddocks….

Nous avons aussi parlé des examens nécessaires et qu’on allait passer ! Bon j’avoue que j’ai du mal à croire en mes possibilités mais j’ai envi d’essayer ! D’ailleurs pour ma part, j’irais sans doute essayer de monter à Bû ; car là-bas ce sont de vrais instructeurs, et je me dis que si je veux passer le galop 4, il me faut progresser encore plus et par exemple, monter pendant les vacances ou lorsque l’on me fait sauter un cours… Pour l’attelage, il faudrait passer le diplôme de meneur, il parait que ce n’est pas TROP difficile ! Valérie qui en fait depuis un moment m’a proposé de les accompagner pour essayer ! Elle m’apporte tous les documents.  

Ajoutez à ça les stages « notés » de la Cense … Pour quelqu’un qui a horreur des examens c’est pas mal non !! Mais vraiment je suis motivée, et bien encouragée alors…

Pour l’autre partie du projet j’ai aussi téléphoné aux personnes qu’il fallait, j’attends toute la documentation.  

Je redis encore, si je pouvais partir demain je foncerais ! Plus on marque sur papier, plus les idées se dessinent, plus tout est clair et pousse à avancer encore plus.  

Allez, je pars remettre les idées au propre.

Même avec ce mal à l’épaule, l’envie a été la plus forte ! Mais en plus le temps s’y est mit ! Il ne fait pas froid et il y a même du soleil ! Comment aurais-je pu rester devant le pc ?? (Ou avec mon balai et chiffon en main !)… Je suis arrivée trop tard pour voir Papillon en liberté bouhhhhh….. Mais je l’ai transféré d’un box à l’autre ; et demain il retourne au pré. En fait aujourd’hui il voyait le dentiste, ou plutôt était vu par… Apparemment Once a autant fait des siennes avec le dentiste qu’avec le maréchal ferrant… sauf que je ne pense que j’aurais pu la calmer dans ce cas… Déjà vu que c’est la mâchoire qui est fortement maintenue… Mais il a du l’anesthésier un peu et même avec ça, il ne l’aime pas le dentiste. Il a dit qu’elle était limite. Limite folle je suppose dans sa façon de parler. C’est vrai que c’est une jument à très fort caractère, je ne sais pas comment elle vieillira.

Sinon j’ai lâché Elzeir et Louna, puis Malabar et Nikita. C’est marrant je ne pensais pas que Nikita répondrait autant à son nom. En général quand on les lâche, on ne les approche plus jusqu’au 10 mns passées où ils se sont bien défoulés. Je me suis aperçu que sa guêtre était mal mise, je l’ai appelé en avançant doucement vers elle. Elle s’est arrêtée et est venue vers moi ! Je lui ai remis la guêtre et elle est repartie sur la piste pour suivre Malabar. Et quand on l’appelle, elle se tourne vers vous et vous regarde les oreilles bien droites !

J’ai longé Bluch, pour la première fois… Au départ j’ai dis à Amandine que je la laisserai faire car je ne me pensais pas être suffisamment « pro » pour le faire moi-même. Mais je l’ai fais… Il est venu calmement avec moi dans un des coins de la carrière. Néanmoins, dès que je lui ai demandé de se mettre en place, il est parti au petit galop mais en coup de cul, et avec quelques petites accélérations. Contrairement à Pétrus hier, Bluch fait ses cabrioles sans tirer sur la longe et en restant en cercle. Il a pas mal trotté, et pratiquement tout le long de la première main, il mettait un coup de cul à la demande du galop. Il avait surtout besoin, semble t’il, de se défouler.

J’ai également rentré les shetlands et quelques chevaux. Là encore Milord change ! Il est venu vers moi pour rentrer, Opium a suivit. Je ne sais pas si Opium se laisse toujours attraper, c’est la première fois que j’allais le chercher !  En tout cas les shetlands m’ont donnés plus de mal que les chevaux !! Surtout Okapi avec qui j’ai du prendre les granulés quand même ! Voilà ensuite on les a nourrit avec Amandine, et je suis rentrée (et j’ai mallllll… à l’épaule ! mais bon je suis très bien alors pas grave, ça ça passera !). 

Deux jours en attente !

Et voilà maintenant ce sont deux journées que j’attends avec impatience ! Le 1er décembre pour le concourt hippique international, au salon du cheval. J’y vais avec Fanny, ma place est réservée ! C’est la première fois que je verrais un vrai concours important ! Même s’il ne s’agit pas de la finale, ce doit être beau à voir !

Et bien sur, encore plus, le 3 décembre pour Cense. J’ai lu pleins d’articles depuis, sur les types de dressage, et surtout ceux sans mords et les « pieds nus ».

« les pieds nus » c’est en pleine expansion et encore peu connu. Apparemment les premiers sont les policiers de Houston à avoir créé un groupe de « pied-nu » ; et ils se sont aperçus que même sur des longs temps de travail, (si vraiment long, ils aident par des hypposandales) et sur différents terrain, l’état général des chevaux s’amélioraient. Ils expliquent, et le prouvent par des exemples concrets, qu’un certains nombres de défauts ou maladie étaient guéries ou évitées en déferrant un cheval et en le parant correctement ! Beaucoup de boiteries sont dues au fer, et nous cherchons la cause ailleurs…

Dans le département Loire-Atlantique, il va y avoir un départ pour une longue randonnée. Un couple (lui est maréchal-ferrant) veut montrer que les « pieds nus » et sans mords, c’est aussi possible sur de long trajets et tout terrain.

Mais avant que toutes ces méthodes arrivent dans les clubs… surtout quand je vois les traditions se perpétuer sans aucun changement…  

Vraiment j’ai hâte, et j’espère que rien ne viendra nous empêcher de réaliser ce projet (je pense aux différents papiers administratifs et diplômes…), de pouvoir partir et élever ces chevaux de cette manière ; de prendre tout ce qui peut être bien pour eux pour ainsi acquérir la confiance autant du côté animal envers l’homme que du côté humain vers le cheval… Ce ne sera certainement pas facile mais je suis sure qu’on y arrivera !